Des recommandations pour améliorer la relation commerciale entre le Mali et le Bénin

Le Benin et le Mali, deux pays de l’Afrique de l’Ouest, sont liés par une relation qui date d’avant les indépendances. Cette relation est perceptible aux niveaux diplomatique et culturel aussi bien qu’au niveau commercial.  


Par Moussa Ibrahima MAIGA | IMANI Francophone 


Entre 2010 et 2014, 97% des échanges entre le Mali et le Benin ont reposé sur six produits : les combustibles minéraux, huiles minérales et produits de leur distribution, le bétail, les préparations  de légumes, de fruits ou d’autres parties de plantes, les matières plastiques et ouvrages en ces matières. Le Bénin s’en tire à meilleur compte que le Mali avec un volume d’exportation 15 fois plus élevé pendant la période observée. Force est de constater également que le Bénin exporte surtout les combustibles minéraux et huiles minérales tandis que le Mali concentre particulièrement ses efforts d’exportation sur les animaux vivants.

Source: Institut National de la Statistique du Mali

La relation commerciale, vu le flux monétaire qu’elle dégage (régulièrement supérieur à 70 milliards de FCFA l’an) malgré les difficultés dans la circulation des personnes et des biens, l’absence de coopération mixte et la faible coopération  institutionnelle entre les deux pays, mérite une meilleure attention des autorités de chaque pays afin qu’elle puisse profiter à tous.

Il importe que les deux pays mettent en place des systèmes efficaces de collecte des données (nombre d’entreprises maliennes au Bénin, nombre d’entreprises béninoises au Mali, analyse approfondie des besoins commerciaux de chaque pays). L’adoption d’un système de gestion axé sur les objectifs pour améliorer la qualité et la quantité des échanges commerciaux entre les deux pays est également nécessaire. La circulation des biens et personnes constitue un challenge majeur dans l’espace CEDEAO. Cependant, l’urgence d’une collaboration commerciale de meilleure qualité entre les citoyens des deux pays constitue un argument suffisamment sérieux. Les corps diplomatiques, les chambres de commerce et les dirigeants politiques se doivent d’innover en usant de leviers institutionnels pour encadrer et appuyer les acteurs commerciaux afin de booster le commerce entre les deux pays.


Moussa Ibrahima MAIGA fait partie des participants au Programme de Volontariat IMANI Francophone. Savoir plus >>>>

 

Cet article a été publié dans le cadre du Programme de Volontariat Imani Francophone.

Les vues exprimées dans ce dossier ne reflètent pas nécessairement celles d’IMANI ou d’IMANI Francophone.

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